L'Âge de terre

Posté le 13/02/2015 - Actualité
50 commentaires
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L’ONU a déclaré 2015 « Année internationale des sols »… Commémoration d’une disparition ? Devoir de mémoire ? Action de mobilisation pour sauver ce qui peut l’être ? Invitation à restaurer quand cela est possible ? À l’échelle mondiale, la mort des sols frappe chaque année l’équivalent de la moitié des surfaces agricoles françaises !

Le sol est la couche superficielle de l’écorce terrestre, une peau fine, sensible, qu’il faut protéger, nourrir, caresser…

Sous l’effet conjugué de dégradations biologiques, chimiques, physiques, le processus de disparition des sols fertiles est en marche !

Les organismes vivants candidats aux travaux de restauration sont légions, le sol est potentiellement la plus fabuleuse réserve de biodiversité, la plus performante des centrale énergétique. 

 

L’humanité n’a pas attendu qu’il n’y ait plus de pierres pour passer à l’âge du bronze ;

N’attendons pas qu’il n’y ait plus de pétrole pour passer à l’âge de terre !

Chaque jardin peut devenir une oasis, un îlot de résistance… 

 

2015 ?

L’âge de taire ?

 L’heure d’en parler ?

 Le temps d’apprendre les gestes qui sauvent ?

Le moment de partager ce que l’on a compris ?

 Âge de terre, nouvelle ère…

50 Commentaires

  1. Je vais être pessimiste tant pis.
    Ces îlots de résistance semblent bien dérisoires par rapport au pouvoir des multinationales.
    Depuis quand les sols sont ils dégradés? Depuis que la terre n’appartient plus à celui qui la travaille. C’est aussi « simple » que ça…
    En attendant, pendant qu’une partie de l’humanité détruit les forêts, empoisonne la terre et condamne la biodiversité, l’autre crève de faim.

    • Je pense Alma qu’il faut se garder de trop simplifier…
      La situation est suffisamment grave pour que l’on s’autorise toutes les analyses possibles, toutes les solutions imaginables : il y a largement la place pour de multiples recherches et de nombreuses initiatives !

      Dans le champ de ma formation initiale d’agronome des pionniers de ce combat pour une terre vivante doivent être mis à l’honneur : leurs travaux doivent être connus…
      J’ai mis un lien en fin de cette chronique vers le livre de Lydia et Claude Bourguignon : « Le sol, la terre et les champs » aux éditions Sang de la Terre.
      Je complète par un article de presse :
      http://www.goodplanet.info/actualite/2015/02/23/claude-bourguignon-defenseur-sols/

      Peut-être, dans un autre registre, disons « tragi-comique », nous faut-il appeler au secours un « Charlie Chaplin de la biodiversité » qui viendrait nous tendre le miroir de nos folies ?
      Je suis certain que tu peux participer à ce combat par une brève littéraire bien sentie : je t’encourage, je suis curieux, presque impatient !

  2. Je suis assez en accord avec le commentaire d’Almanito. Malheureusement l’homme n’est pas raisonnable et ne le sera jamais. Il est assoiffé de pouvoir et d’argent et, pour obtenir ces deux choses qui lui semblent essentielles, il est prêt à tout y compris à détruire ses semblables. Ce n’est pas demain que notre bonne vieille terre sera mieux respectée, même si nombre d’entre nous la protègent au mieux de leurs petits moyens et l’aiment. Elle est la vie.

    • « Nombre d’entre nous…au mieux de leurs petits moyens… » ?
      Oui Marie, je pense qu’il n’existe pas de « recette universelle », mais une multitude de cas particuliers qui appellent la mise en oeuvre par l’humanité d’une diversité de solutions.
      Oui il faut connaître, aimer et cultiver cette diversité d’initiatives : elle est précieuse, rare et sacrée, autant que la protection de la diversité des écosystèmes…
      Vive la diversité du vivant, naturel autant qu’humain !
      Merci pour tes photos

  3. La nature imposera à l’homme d’être raisonnable

  4. Je suis aussi d’accord avec Alma ! Et hélas il y a aussi les mers, les océans, l’air …
    Et j’ai bien peur que nous à notre petit niveau n’y puissions pas grand chose …
    Excellent week-end !
    Cathy

    • Bien-sûr Cathy, la difficulté est générale, touche tous les domaines, mais tout est lié, et c’est une bonne nouvelle !
      En améliorant un aspect, on peut améliorer l’ensemble : chacun sa part, dans son domaine, tous au boulot…
      L’urgence est certainement dans la prise de conscience, dans le partage des connaissances, dans l’enseignement des interactions intimes entre l’écologie et l’anthropologie : la destinée humaine est indissolublement liée au devenir des sols, des océans, de l’atmosphère…
      Les rapports de l’humanité avec la nature peuvent évoluer :
      http://www.franceculture.fr/emission-planete-terre-les-rapports-de-l-humanite-a-la-nature-peuvent-ils-evoluer-2015-02-25
      et l’action soigne la peur !
      Amitiés solidaires

  5. Bon jour Hervé,
    Le processus à aussi été engendré par des labours en profondeur. Les terres agricoles sont devenues friables, sans vie.
    Pourtant, cela fait un moment que l’alarme a été faite. Coline Serreau avait fait un excellent documentaire sorti en 2010 et qu’on peut voir en ligne (Solutions locales pour désordre global) ou elle abordait ces problèmes et les solutions possibles. Mais la rentabilité reste le maître mot, et le « après nous le déluge ». Tout ce qui peut être exploité l’est de manière inconsidérée et pour le profit (et beaucoup agissent ainsi même à de tout petits niveaux).
    Le Mahatma Gandhi à dit : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.  »
    Déjà, si nous faisions en sorte de ralentir la production de viande pour diminuer les cultures céréalières nécessaires à la production de celle-ci et affamant une partie du monde. Sans parler des besoins en eau, de la pollution… Idem pour la pêche quand on sait qu’une opération de chalutage de crevettes rejette par-dessus bord 80 à 90% des animaux marins (morts ou agonisants) à chaque remontée du chalut de fond.
    Je ne crois pas en ces actions internationales qui ne sont là que pour jouer du consensuel, se donner une bonne image et nous faire croire qu’ils agissent.
    Je suis convaincue que c’est à nous de le faire, individuellement et dans nos gestes quotidiens quand nous allons acheter ce que nous mangeons. C’est de là que tout part et chaque goutte d’eau formera l’océan.
    Il nous appartient de regarder enfin la réalité en face et de prendre conscience que c’est NOTRE demande qui appelle l’offre et non le contraire. De prendre conscience de ce qu’implique le fait d’acheter un steak où un poisson (et je ne parle même pas de la souffrance qui existe derrière cet acte auquel « nous » ne réfléchissons même pas).
    Je pense que tout est entre les mains de chacun de nous.
    Tant qu’il y aura des gens pour acheter, il y aura des gens pour vendre.
    Quand on voit ce genre de choses : « Kiyomura KK, une chaîne de sushi, basée à Tokyo, a acheté un thon à un prix record de 155,4 millions de yens (1,31 millions d’euros), une somme astronomique qui montre à quel point le thon, sur-pêché est devenu extrêmement rare. » A ce prix, jus’au dernier il sera pourchassé !
    L’humain est la plus terrifiante des espèces qui existe sur cette planète, et tout comme Alma, je ne suis pas optimiste quant à l’avenir de cette planète, et je vais jusqu’à dire que si j’avais eu conscience de tout cela il y a 33 ans, je n’aurais jamais eu d’enfants car je ne leur aurais pas fait ce cadeau empoisonné de la vie qui les attend dans les prochaines dizaines d’années.
    Je ne me cherche aucune excuse car j’ai participé à tout cela en faisant l’autruche, mais non d’un chien, nous prétendons avoir de l’intelligence, la conscience des choses, alors réagissons avant qu’il ne soit trop tard si ce n’est pas déjà le cas ! Nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas !
    Les seuls qui se préoccupent véritablement de l’avenir sont pris pour des doux-dingues marginaux, les autres se gavent sans même penser à leurs propres enfants. Je crois vraiment que d’ici peu, ils pourront nous dire « Vous saviez et vous n’avez rien fait ! ».
    Et bien j’ai été très prolixe, je te prie de m’en excuser, mais je suis écoeurée.
    Je te souhaite une bonne journée.

    • Merci Pascale pour ta participation généreuse au débat !
      Tu évoques le Mahatma Gandhi : il a toute sa place ici car il incarne l’ampleur d’un mouvement initié par un seul homme…
      Je peux citer en complément l’action menée par Tomás Padrón sur l’île espagnole des Canaries El Hierro.
      Une île initialement dépourvue de ressources hydrique et énergétique est désormais autonome par une « simple » centrale hydro-éolienne : l’incroyable persévérance d’un seul homme a permis l’aboutissement d’un projet d’énergies combinées qui peut maintenant, sous des formes dérivées et adaptées, constituer un modèle de développement vers 600 millions d’insulaires !
      http://www.reporterre.net/El-Hierro-l-ile-autonome-en

      Cet exemple est intéressant car il montre comment la pénurie des ressources touche rarement un seul secteur : le sol, la production alimentaire, l’approvisionnement énergétique, l’approvisionnement en eau…
      Tandis que :
      – des actions sont possibles pour solutionner simultanément plusieurs pénuries,
      – un seul terrien peut être à l’origine d’une solution qui touchera des millions d’autres terriens.

      Chacun part d’où il est, fait ce qu’il peut : moi, je suis au jardin, convaincu que ce domaine, privé ou public, porte des solutions décisives, et inexplorées…
      C’est un engagement quotidien !

  6. Tu vois je viens de lire les précédents commentaires, et je suis encore plus triste de lire qu’à notre petit niveau nous ne pouvons pas grand chose. BIEN SUR QUE SI ! Et c’est là que tout commence, POUR CHACUN DE NOUS.
    Assumons nos responsabilités, nous n’y sommes pas pour rien dans toute cela ! Revoyons notre manière de consommer, c’est le premier acte sensé que nous pouvons poser peut être de toute notre existence.
    Du coup je me permets de suggérer à tes lecteurs de lire l’excellent ouvrage de Matthieu Ricard « Plaidoyer pour les Animaux » qui parle des conséquences de nos actes de manière objective et sans chercher à nous culpabiliser, c’est juste un état des lieux concis pour une prise de conscience. Et également de regarder le film « Terriens » , un film de 2003, extrêmement dur mais malheureusement d’une atroce réalité qui se trouve en ligne. Ayons TOUS le courage d’affronter le réalité de ce que nous induisons dans notre manière de vivre !

  7. Bonjour
    Cela devient une catastrophe!
    Si seulement tous les gens de la Terre y mettaient un peu du leur, on pourrait y faire quelque chose, mais là…C’est une bien triste constatation!
    Bon week end
    Bisous

  8. Pardon Hervé, je me permets de répondre à Pascale:
    Bien sûr que chacun d’entre nous doit prendre conscience de ce désastre et faire avec ses moyens ce qu’il peut pour combattre. Mais soyons réalistes, c’est tout notre système qui est à refaire à la base. Même groupés, nous n’aurons aucune efficacité contre les pouvoirs de l’argent. C’est dans les bureaux de votes que cela doit se passer, pour vaincre à jamais le capitalisme qui laisse libre cours à toutes les avidités dont tu parles. C’est tellement plus facile de culpabiliser les personnes assez averties (et pourtant très naïves) que nous sommes tous ici plutôt que de combattre le mal à sa racine.
    Il y a des moments où la bonne volonté ne suffit plus…hélas.

    • Merci à toi également Alma d’animer le débat !
      Il est des « révolutions invisibles » qui sont en marche et auxquelles tout citoyen peut s’associer, ici et maintenant : un seul exemple, en France ?
      http://www.terredeliens.org/
      Le mal du manque de terre pour les agriculteurs est attaqué par Terre de liens, à la racine !
      Je suis bien sûr à ta disposition pour d’autres suggestions…

  9. Hervé, je me permets à mon tour de répondre.
    Merci Alma d’avoir répondu, mais je ne partage pas ce point de vue. Je trouve moi aussi trop facile de laisser la responsabilité à ceux qui sont haut perchés dans le système et je crois que je suis justement très réaliste. Le système, c’est à la base qu’il se créé. Je sais que la culpabilisation n’est pas un sentiment que nous apprécions en général, et pourtant c’est celui qui nous permet de prendre conscience de nos actes justement en nous sentant responsables. Il n’est pas question de culpabiliser autrui mais de nous rendre compte individuellement que nous sommes dans un système que nous dénigrons mais que nous avons généré et que si nous ne changeons pas nos propres comportements, nous ne changeront jamais le système. Maintenant se demander qui de la poule ou de l’oeuf… peu importe aujourd’hui, je reste convaincue que c’est à chacun de faire en pleine conscience de ce qu’impliquent nos actes si nous voulons vraiment que les choses changent et que l’avenir soit plus paisible pour les vies futures.
    Alors une bonne volonté ne semble peut être pas grand chose noyée dans la masse, mais je crois que les bonnes volontés font boule de neige. Si certains peuvent, d’autres peuvent aussi… Et si tout le monde ouvre les yeux, alors oui, les choses changeront et les gouvernements seront alors obligés de faire autrement.
    Un gouru ne se fait pas gouru tout seul, ce sont ces adeptes qui en font un gouru. Et ce système dont tu parles, nous l’avons fait en rentrant dedans les deux pieds en avant et essentiellement ceux de notre génération consumériste ce que j’assume entièrement. Je ne renie pas mes erreurs, et j’essaie de les corriger.

  10. Bonjour Hervé,
    Etant plus optimiste que pessimiste, je vais voir cette nouvelle ère comme la bonne et non pas celle qui suit la « mauvaise ». Oui la Terre est appauvrie, oui nous avons été des inconscients, mais il faut aller de l’avant et ne pas râler sans rien faire. Nous sommes tous, ici, du même avis mais que faisons-nous réellement? J’inviterais tout le monde à aller dans un premier temps ouvrir son placard à produits ménagers ;) est-ce tout utile ce qu’il y a à l’intérieur? Je n’ai aucun détartrant, ni produit pour le four, ni pour la poussière etc. Le vinaigre blanc est le maître. Je peux mieux faire encore, mais je n’ai que 4 produits pour une maison, du linge sains et propres.Je consomme moins et j’aide la Terre de mon mieux. Idem pour le placard de la salle de bain pour les produits de « beauté » . Regarder sur le net, il y a plein d’astuces qui évitent cette surconsommation destructrice. En vidant nos placards, en consommant simple, nous aidons la Terre.Il en est de même pour les produits extérieurs, pour les plantes.
    A notre échelle, nous pouvons aider la Terre. Si tous ceux qui viennent sur ta page Hervé, faisaient un petit geste, ça serait un grand pas déjà ;)
    Bonne journée à toi.

    • Merci Val de poser concrètement le défi auquel nous sommes confrontés : il s’agit moins d’ÊTRE CONTRE, que de FAIRE SANS, soit passer de l’idée à l’action…
      Être contre le gaspillage des ressources et la pollution + Moins gaspiller et moins polluer = une équation cohérente
      Les possibilités d’agir à l’échelle individuelle ne sont pas…épuisées !

  11. Bonjour,
    Bravo pour cet article à la fois très signifiant et lyrique et qui interpelle , d’où les divers commentaires qu’il suscite .Je partage tout à fait l’avis de Pacale MD .Même si la raison nous conduit au pessimisme , il ne faut en aucun cas contribuer encore et encore à la catastrophe , chacun de nous est responsable et acteur ,:à nous tous de réagir individuellement en adaptant déjà notre consommation .
    Amitiés .

    • Merci Sophie pour ton commentaire.
      En complément du chemin proposé plus haut vers « Terre de liens », tu trouveras à 14 minutes de la fin d’un documentaire France 3 une plongée près de chez toi, en Limagne :
      http://www.terredeliens.org/film-tdl-france-3
      Il est possible de pratiquer l’agriculture autrement, de gérer la terre comme un bien commun, en Auvergne, comme partout !

      « Chacun de nous est responsable et acteur » ?
      Chacun peut l’être, avec Terre de Liens, notamment…

  12. Bien sûr Pascale, tu as raison et je n’ai pas dit que tous ces petits gestes que nous pouvons accomplir dans le quotidien sont complètement inutiles, mais il ne faut pas avoir la naïveté de croire que les gouvernements plieront quand dans la balance, pèsent les intérêts financiers d’un Monsanto, pour ne citer que lui par exemple. Le problème est beaucoup plus profond et idéologique qu’on ne croit.

  13. Alma, devant une réalité économique créée par les acteurs, c’est à dire nous, les gouvernements auront-ils d’autres choix ?
    Une fourmilière peut dévorer la plus grosse carcasse dès lors que tout le monde s’unit.
    Je veux y croire car je ne suis pas d’un tempérament pessimiste et je ne pense pas être une personne particulièrement naïve. Des tas de choses qui semblaient solides se sont effondrées devant l’union de ceux qui s’opposaient a des règles établies.
    Je pense qu’il nous faut faire des efforts sur des tas de points, y compris comme le souligne Val sur les produits ménagers, les cosmétiques, etc. Pour parvenir à faire ces efforts, il faut nous questionner en permanence sur tout ce que peuvent impliquer nos actes et même ceux qui semblent les plus simples.
    Ce ne sont pas les gouvernements qui font ce que nous sommes, mais nous qui faisons les gouvernements dans ce que nous faisons. Peut être suffit-il d’inverser la vapeur et je crois en toute sincérité que c’est à nous que cette tâche appartient.
    Certes le problème est profond puisqu’il touche notre vie et notre manière de le faire.
    Je vais te donner un exemple tout simple qui va te sembler peut être stupide, mais si plus personne n’achète d’ivoire, et bien le braconnage n’aura plus aucune raison d’être. Et selon moi tout part de cette façon de faire et sans se dire que ce sont les puissants de ce monde qui nous imposent notre manière de vivre.
    Bonne journée

  14. Pascale, rassure toi, je fais moi aussi tous ces petits gestes que tu préconises dans le quotidien.
    Disons pour résumer que tu es pour la manière douce, sans remettre en question un système qui est ce qu’il est alors que je suis partisane d’envoyer un grand coup de pied dans l’ordre établi par les multinationales qui mènent les gouvernements par le bout du nez, et qui sont pourries jusqu’à l’os. En gros je parle de révolution parce qu’il y a urgence à mes yeux. Nous sommes d’accord sur le fond, pas sur la manière, voilà.
    Hervé, désolée, je crois que j’ai un peu mis le bazar chez toi aujourd’hui…

  15. Bonsoir Hervé,
    Quelle jolie photo de notre mère terre nourricière.
    Moi je veux croire que c’est pour sauver ce qui peut l’être. Alors chaque jour, à mon tout petit niveau, je fais attention. Et j’apprends à mes enfants. Parce que je souhaiterais que plus tard, elles aussi, apprennent à leurs enfants etc etc… Ça ne soignera pas tout, c’est certain, mais je me dis que ça peut limiter les dégâts.
    Belle soirée à toi,
    Christine

  16. Alma, Alors disons pour nous comprendre, que je suis tant pour la manière douce que pour le coup de pied dans la fourmilière. Mais pour le coup de pied dans la fourmilière, il faut s’unir, et donc que l’individualité forme une masse.
    On est deux à avoir mis la bazar je crois, désolée Hervé
    Bonne soirée

  17. Je partage l’idée de Pierre Rabhi et de son colibri…Si chacun de nous se mobilise tout peut devenir possible… Mais ???
    La photo est FORT BELLE

  18. Bonjour Hervé,

    Il y a deux sortes de personnes: ceux qui parlent et ceux qui agissent. Je constate autour de moi que les premiers n’agissent pas en adéquation avec leurs bonnes paroles. Un seul exemple, combien disent aimer les animaux mais les mangent en parallèle? Si nous utilisions autant d’énergie à agir au lieu de faire de grands discours, et ce individuellement, en ne perdant pas de vue notre but ultime de sauver la planète, et donc de nous sauver, le monde ne serait pas ce qu’il est actuellement.

    Bonne journée.

  19. Bonjour Hervé
    Il y a presque 8 ans, plein de fougue et d’espoir, j’avais créé un blog qui n’avait d’autre but, modestement, que de parler de la diversité biologique et de sa fragilité, les petits gestes que l’on pouvait faire pour préserver son jardin des herbicides et le moyen d’y attirer les insectes et la faune annexe… Les années passèrent et je m’interrogeait de plus en plus sur la pertinence de mon action malgré les presque 500 000 visiteurs qui étaient venus jeter un coup d’œil sur mon blog. Je me suis abonné aux lettres d’information de quelques organisations internationales qui luttent pour la survie des peuples primitifs, pour la sauvegarde des forêts et celle des océans : respectivement : survival France, sauvons la foret et sea Shepherd. Ce que j’y ai appris m’a mis en colère et j’ai ouvert une rubrique « coups de gueule » pour dénoncer les exactions des humains envers la nature, mais plus cela allait, plus ça me rongeait et un jour, j’en ai eu assez de ne diffuser que des mauvaises nouvelles. Je ne me sentais pas bien. J’étais comme une éponge qui avait trop absorbé de miasmes… A cette période j’ai suicidé mon blog au sens propre pour faire table rase.
    Depuis j’ai créé une page FB et je vais recréer un nouveau blog moins « trash ». Je vais continuer à donner des conseils pour avoir un jardin propre, pour attirer les insectes, les oiseaux et les hérissons chez soi et faire des expos pour parler de tout cela. Si les petites graines que je peux semer servent à préserver au moins quelques oasis, je serais déjà très heureux.
    Mais comme je vois le verre toujours à moitié vide, je crains que cela ne suffise pas. A terme, les multinationales vont gagner le combat.
    Merci pour cette initiative et cet article
    Bien amicalement
    Patrick

    • Merci Patrick pour ton témoignage : je suis impatient de découvrir ton nouveau blog !
      Chaque terrien peut participer au déplacement des frontières de la connaissance, et de l’action : il y a tant à faire pour mieux connaître et respecter le cerveau, le sol, la nature, les jardins…
      Encouragements amicaux

  20. Je viens de lire tous ces commentaires et partage toutes ces idées dans l’ensemble .
    Bien évidemment que nous pouvons au quotidien y participer.
    Cela ne suffit pas ça c’est certain , cela donne meilleur conscience .
    La nature imposera à l’humanité d’être raisonnable , mais tant de dégats en attendant .
    Je suis d’accord avec les coms d’Alma .
    Bon dimanche Hervé .
    Bizz

  21. Bonjour Hervé,
    Tu as ouvert un débat passionnant et je vois que les avis de tes lecteurs se rejoignent totalement bien qu’il y ait des différences concernant les façons de procéder.
    Nous pouvons agir individuellement et c’est ce que je fais mais est-ce suffisant pour enrayer le processus de destruction de la biodiversité ?
    J’ai bien l’impression que non. Il faut aller dans d’autres pays pour se rendre compte du retard énorme dans la prise de conscience individuelle et de la non volonté des gouvernants à défendre cette planète en protégeant les multinationales.
    Nous sommes beaucoup trop nombreux sur cette terre, ça n’arrange rien et je suis pessimiste, je continue mon chemin en faisant ce que je peux conformément à mes convictions mais …
    Pour se rendre compte de l’état des sols en France, je te mets un lien intéressant à visiter : http://www.linternaute.com/actualite/pollution
    La photo choisie (que je connais) est très belle.
    Bonne journée

    • Oui Katia la question de la pollution est préoccupante : merci pour le lien…
      Voici en écho un lien vers le numéro 211 de la revue « Les 4 Saisons du jardin bio » :
      http://boutique.terrevivante.org/TPL_CODE/TPL_B_MAGAZINE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/250/459-magazine-les-quatre-saisons.htm
      Le sol est pollué ?
      Il est encore possible de cultiver hors-sol, « PARTOUT », en bacs, sur botte de paille, en sacs, en ville, sur les toits…

      « Nous sommes beaucoup trop nombreux sur cette terre » ?
      Nous sommes surtout beaucoup trop peu nombreux à nous informer vraiment, à mobiliser nos ressources, à agir !
      Merci pour ta participation au débat…

  22. Bonjour Hervé…Nous sommes petits sur cette terre à chacun de respecter et protéger…(j’ai fait un article aujourd’hui avec le sourire mais là, il ne me fait plus sourire! aurais-je du ramasser ces valises de cette nature! bonne journée à toi amitiés

  23. Bonjour Hervé, merci pour ta visite grâce à laquelle je découvre ton blog. Je viens de lire les nombreux commentaires suscités par le sauvetage de notre « mère » la Terre… Je rejoins complètement Pascale, Wolfe et les autres, souvent partagée entre optimisme et pessimisme. Toute jeune j’ai entrepris d’éduquer mes enfants en commençant essentiellement par l’alimentation bio, certaines prises de conscience sur la santé , etc… Aujourd’hui, je constate que ces idées ont fait leur chemin dans leur esprit et même si cela représente peu de choses face au pouvoir de l’argent, à l’inertie des politiques, à l’ignorance de beaucoup, je suis néanmoins satisfaite d’avoir agi dans ce sens… Certes, comme dit Pascale, pour donner un grand coup de pied dans la termitière, pour parvenir à un résultat, il faudrait faire « masse »… Faudrait-il une sorte de « Charlie » de l’environnement pour faire bouger les gens, je veux dire un évènement d’une gravité extrême ? Je frémis à cette pensée… En attendant, je poursuis moi aussi mon action quotidienne et les gestes qui tentent à mon petit niveau de limiter les dégâts, tout en sachant que c’est peu, bien peu… Merci Hervé d’avoir ouvert ce débat, et bonne semaine. Bravo aussi pour la photo… Shuki

  24. Bonjour Hervé, je te reviens en vitesse au sujet de mes chenilles processionnaires. Il n’y a rien à faire des pouvoirs publics. Dans ma commune seule l’école est surveillée. Ils mettent des pièges aux pieds des arbres.
    Comme le maire m’a dit je ne peux mettre des pièges partout …… Bof, je ne sais plus que faire ! Cela n’a pas l’air d’ennuyer le monde autour de moi.

  25. une jolie photo pour illustrer le sol et sa résistance !

  26. Merci Hervé de ta visite, c’est toujours un plaisir de te recevoir dans « mon univers Nature » Je viens de voir ta dernière parution. Inquiétante dégradation de notre Terre, le sol et sa terre se font de plus en plus rares, fragiles et appauvris. A titre individuel, nous faisons le maximum pour préserver et respecter notre environnement, mais en haut lieu !… Nous avons la chance d’avoir un jardin, c’est un vrai trésor.

  27. bjr Hervé, superbe photo pour illustrer ton questionnement.
    Je pense que nous devons garder espoir.
    Merci pour tes gentils commentaires sur mes photos.
    Bon mercredi! muxu

  28. Bonsoir Hervé,
    Cette photo choisie est très belle pour illustrer ton thème.
    la terre se fragilise de plus en plus mais à qui la faute ???? Je pense que nous sommes des inconscients hélas !
    Nous pouvons malgré tout, chacun, ajouter notre pierre à l’édifice en surveillants nos gestes journaliers ….
    Cela ne semble pas grand chose mais encore faut il s’y tenir et au moins essayer.
    Bonne soirée et à bientôt

  29. Un peu d’eau au moulin de l’action efficace : l’AGRO FORESTERIE
    Dans ce domaine, les expériences sont nombreuses…

    Voici une petite vidéo pour connaître et comprendre :
    https://www.youtube.com/watch?v=y2JZ3FimBeo

    Et un site internet pour suivre l’actualité :
    http://www.agroforesterie.fr/

  30. Bonjour Hervé,
    je suis désolée d’avoir entendu aujourd’hui même aux infos que la France devait se doter sur toutes les région sauf le bassin parisien de fermes à très grande dimension pratiquant la culture intensive. Mais qu’attendons-nous pour arrêter ce massacre ?
    Amitiés. Joëlle

  31. La problématique de la préservation des sols englobe de nombreuses questions, notamment celle de l’accaparement des terres agricoles.
    C’est un sujet traité par « Le dessous des cartes » :
    http://ddc.arte.tv/emission/competition-pour-les-terres-arables-1-2
    Avec de nombreux liens proposés autour du sujet…
    Comprendre pour agir ?
    Il y a du travail pour toutes les personnes de bonne volonté !

  32. Bonsoir,
    Il y a quelques jours, la télé passait un reportage sur la vallée de l’Arve…
    Vallée majestueuse, magnifique, mais polluée de façon catastrophique….
    La faute entre autre, à la circulation des camions vers l’Italie par le tunnel du Mt Blanc….
    et à notre mode vie.
    Que faire ?
    Je n’ai pas la réponse, je ne peux pas changer les montagnes qu’il faut bien traverser, ni la vallée encaissée qui accumule toutes ces particules.
    Le modernisme, la surconsommation tuent l’homme à petit feu…
    Merci pour ce débat d’actualité, ô combien !
    Bien amicalement, et bonne soirée.

  33. Bonjour Hervé,
    Je découvre ton blog en rentrant de voyage. Les sujets traités me passionnent au plus haut point. Je partage ta réflexion que chaque jardin peut devenir un îlot de résistance. Au lieu de se lamenter, rien ne vaut un vrai contact quotidien avec la terre nourricière: c’est bon pour le moral, pour la santé et ça remet les pendules à l’heure. La terre est une rude institutrice avec laquelle on ne peut pas tricher. Pour changer le monde, il faut d’abord se changer soi-même.
    Bonne journée et à bientôt. Alain

    • Instituteur, paysan, aubergiste, retraité, voyageur, blogueur…
      C’est un honneur, Alain, d’accueillir la diversité de ton regard sur le blog JARDIN 4D !
      Au plaisir de suivre tes « 7jardins »…
      Amicalement

  34. Bonsoir Hervé,
    Merci pour le lien, je connais très bien ces cultures hors sol, ces bacs sont de plus en plus utilisés pour les toits en ville.
    Amicalement

  35. on peut hélas être assez pessimistes face comme le dit Almanito, au pouvoir de l’argent

  36. Bonsoir Hervé et un grand grand merci pour tous tes passages chez moi. Il est rare que les coms reçus aient la qualité des tiens, on sent que tu t’intéresses à ce que tu regardes et tes commentaires sont vraiment sur le sujet et non remplis de banalités comme trop souvent sur les sites. J’en suis touchée et te souhaite une très belle soirée. Merci.

  37. Hello Hervé,
    Tout d’abord un grand merci pour tes commentaires si bien ciblés sur mes posts…. comme Focales, je trouve qu’ils ont une toute autre dimension par rapport à bien d’autres qui ne prennent pas la peine de regarder ou de lire et cela va droit au cœur.
    Je n’ai hélas pas vraiment le temps d’entrer à pieds joints dans la discussion mais je dirai que nous pouvons être très pessimistes pour toutes les raisons citées ci-dessus plus une: les humains font la course pour gagner le maximum d’argent par PEUR… Peur de ne pas avoir assez à manger, pas assez de confort, de ne pouvoir faire face à la maladie et/ou à une longue vieillesse, etc…. Et vouloir changer le système – car il s’agit bien de cela – c’est aller contre l’instinct basic de l’humain. Pour une révolution pareille, nous avons un outil fabuleux mais il est à double tranchant: Internet.
    Plus nous demandons à être protégés – contre les terroristes ou les pédophiles par exemple- plus l’élite capitaliste exercera un contrôle et moins nous aurons de libertés pour nous exprimer ou mettre sur pied une action pour changer ce système.
    Combien d’entre nous poussent les hauts cris… mais combien sont réellement prêts à franchir le pas, ce qui risquerait de nous toucher dans notre quotidien???…
    Comme disent nos amis anglophones, « food for thought »!
    Mais cela dit ça ne veut pas dire que nous ne puissions rien faire, surtout à un niveau individuel…
    Bises, Hervé, et bonne journée :)

  38. Bon soir Hervé,
    Je viens de découvrir tes différentes réponses, et les liens (je connaissais), mais c’est avec plaisir que je revois avec toujours autant d’intérêt.
    Nous avons des tas de solutions entre nos mains, à nous de les mettre en oeuvre.
    Merci aussi pour tes commentaires qui montrent toujours l’intérêt que tu portes a ceux que tu visites, et qui me touche également beaucoup.
    Bien amicalement. Bonne fin de journée

  39. Un peu de tout cela sans doute ! Je persiste à croire que si l’on agit chacun « en petit », les petits ruisseaux pourraient peut-être faire une grande rivière…peut-être, si les torrents de l’inconscience ou de l’aveuglement ne finissent pas l’emporter…
    A revoir sans modération, Claude Bourguignon (mais tu connais bien sûr !)
    https://www.facebook.com/video.php?v=330473703815883&pnref=story

  40. Bonjour Hervé, j’aime beaucoup ton cliché, l’angle de prise de vue et le bokeh sont au TOP ! Bonne semaine…

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