Parole d'agronome

Posté le 30/06/2014 - Conseil
14 commentaires
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Une plante s’enracine, ne peut marcher, courir, chercher son repas, se cacher : elle mettra du temps pour adapter son développement aux conditions de son milieu, parfois sur plusieurs générations…

La plante a développé une intelligence étonnante pour compenser son immobilité.

Il faut écouter Gérard Ducerf interrogé par Ruth Stégassy nous parler des relations complexes entre la plante et le sol :

« Il n’y a pas de mauvaise herbe, il n’y a que des mauvais sols… »

La plante adventice est un témoin qui nous raconte pourquoi elle s’est installée, ici et maintenant, sur ce bout de sol, précisément.

Pour établir un diagnostic appuyez-vous sur l’Encyclopédie des Plantes bio-indicatrices.

Là où il y a une maladie, il y a aussi le remède ?

La « mauvaise herbe », ou plante adventice, est là pour soigner le sol, elle est une boussole pour le jardinier : les plantes ne viennent pas au jardin par hasard, elles parlent aux jardiniers !

Parole d’Agronome…

 

14 Commentaires

  1. Merci pour ce rappel utile… Vos photos sont toutes plus belles les unes que les autres – c’est fatal, avant de venir ici j’étais censée faire une pause de cinq minutes, et finalement cela fait près d’une heure que je parcours votre magnifique blog ! Un vrai régal pour les yeux et pour l’esprit :-)

    • La toile d’araignée Jardin4D a pris une blogueuse dans ses mailles ?
      ça n’est pas grave…
      Les photos « visite du Jardin4D sans les mots », sont en accès direct sur Flickr : https://www.flickr.com/photos/101010118@N04/

      Merci pour le feuilleton de votre déménagement, véritable cas d’école et lien vers le Japon : http://lemondedupti.canalblog.com/
      Amitiés jardinières et solidaires

  2. Bon soir Hervé,
    J’aime cette photo, très bucolique et pleine de fraîcheur.
    C’est vrai que la flore a son intelligence, la nature a des ressources incroyables.
    Belle fin de soirée à toi

    • Une photo au ras des pâquerettes d’une prairie naturelle, avec les touches rouilles de l’Heuchère caramel en arrière plan.
      C’est une zone du jardin jamais semée, jamais arrosée, et toujours verte du fait d’une flore parfaitement adaptée à un sol d’argile pure et dure.
      C’est aussi un lien entre la terrasse et l’un des potagers.
      Pas de Lotus corniculatus dans ce coin ! (http://nokomis.eklablog.com/lotier-cornicule-a108160460)
      Belle semaine Pascale

  3. Une photo comme je les aime…et une parole vraie !

  4. Bonsoir Hervé, j’aime ces vues de prairies et champs fleuris… cela évoque pour moi : couleur, odeur, et activités incessantes des insectes. Amitiés.

    • C’est vrai Philippe que, même de surface modeste (ici 12 m2), ces zones « sauvages » de nos jardins nous transportent immédiatement vers une réalité « Grandeur Nature », autant qu’elles accueillent et permettent l’expressions d’une belle diversité, faune et flore mêlées.
      Et puisque mes photos sont « 100% made in my private garden » (https://www.flickr.com/photos/101010118@N04/) j’apprécie d’autant plus de m’échapper avec les tiennes ! http://philippedebieve-sesphotos.skynetblogs.be/
      Amicalement

  5. Une sensibilité féminine sur cette photo…

    • Merci Thierry pour la visite…
      Tu avais une chance sur deux, mais les droits d’auteur pour cette chronique vont vers l’agronome : parole et image !
      Tu as vu juste en ceci que Patricia influence de plus en plus mon regard et ma technique : son œil critique est toujours juste et constructif.
      Parfois, je retiens l’une des photos captées par ma Belle, comme ce superbe pavot : http://jardin4d.com/vous-voulez-tout-cela-depend-de-vous-jardin4d

      C’est l’occasion d’informer les visiteurs de ce Blog qu’ils peuvent faire une halte près du Lac d’Aiguebelette à l’occasion de leur passage par la Savoie : ils seront toujours accueillis de la meilleure manière à « La Grange sur les bois » par Doris et Thierry : http://www.lagrangesurlesbois.fr/

      Amicalement

  6. Tout à fait d’accord
    Une herbe ou plante devient « mauvaise » dès lors qu’elle gêne. Un pissenlit dans ma pelouse ne me gêne pas mais un magnifique rhodo qui masque ma fenêtre et empêche la lumière d’entrer me gêne. Où est la « mauvaise herbe »?
    Ceci étant dit, ta photo est très belle
    Bonne fin de journée

    http://bykri.ek.la

    • Bonjour Kri et bravo de concentrer en une question bien des tensions qui animent le jardinier dans la relation à son jardin :
      – La plante « adventice », par définition, arrive au jardin sans demander la permission : sera-t’elle bonne ou mauvaise ?
      – La plante souhaitée, achetée et plantée par les bons soins du jardinier peut l’être par « erreur » : or certaines erreurs sont très utiles, car elles permettent de comprendre, développent notre connaissance, et font avancer…
      – Un jardin n’est pas la « Nature Sauvage » : c’est le jardinier qui fixe les priorités, et décidera le cas échéant de corriger certains « défauts », de transplanter un rhododendron vers un emplacement mieux approprié, par exemple…
      – Une plante peut « gêner » tout simplement parce qu’on ne la connaît pas = surtout faire connaissance avant de prendre une décision !
      ……………………
      Ton Blog est très riche et sa bannière superbe ! http://bykri.ek.la/
      Amicalement

  7. Bonsoir Hervé, dans mon jardin j’ai souvent remarqué les mauvaises herbes qui arrivent les unes après les autres et il n’y a pas de hasard …c’est bien pour quelque chose ! merci de cette réponse si sympa sur ‘qui sera chef’ je la découvre maintenant! Bonne Soirée. Merci aussi de ces articles qui nous font réfléchir… Mina.

    • Merci à toi Mina de « butiner » mes chroniques : je ne me gêne pas avec les tiennes (http://photodemina.eklablog.com/) !
      Amitiés

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